Vous préparez vos valises et vous vous demandez si vous pouvez emporter vos médicaments en cabine ? La réponse est oui, mais sous certaines conditions.
Les règles varient selon la forme de vos traitements et leur nature. Je vous explique tout ce qu’il faut savoir pour voyager sereinement avec votre pharmacie personnelle.
Les règles pour emporter des médicaments en cabine
La réglementation distingue deux catégories précises. Vos médicaments doivent rester dans leur emballage d’origine avec l’étiquette de la pharmacie à votre nom.
Médicaments solides : des règles plus souples
Les comprimés, gélules et autres formes sèches passent sans restriction particulière au contrôle de sécurité. Vous pouvez en transporter une quantité raisonnable correspondant à la durée de votre voyage plus une semaine maximum.
Attention, l’excédent peut être confisqué. Pour un traitement chronique, prévoyez au maximum trois mois de stock et répartissez vos boîtes entre la cabine et la soute.
Médicaments liquides : la limite des 100 ml
Les sirops et solutions buvables suivent la règle classique des liquides en cabine. Chaque contenant ne doit pas dépasser 100 ml et vous devez les ranger dans un sac plastique transparent.
Cette règle concerne tous les médicaments liquides, gels ou aérosols, sauf dérogation médicale que je détaille plus bas. Vérifiez le volume indiqué sur vos flacons avant de les mettre dans votre bagage.
Faut-il une ordonnance pour transporter ses médicaments en avion ?
L’ordonnance n’est pas obligatoire pour les médicaments solides en vente libre ou sans prescription. Je vous la conseille quand même vivement pour faciliter les contrôles et éviter tout malentendu.
Elle devient par contre indispensable dans plusieurs situations précises :
- Pour les liquides dépassant 100 ml nécessaires en vol.
- Pour tous les psychotropes, stupéfiants ou antalgiques puissants comme la morphine ou la ritaline.
- Pour l’insuline et les traitements injectables.
- Pour passer les douanes lors de vols internationaux.
Prévoyez deux exemplaires de votre ordonnance, dont une traduite en anglais pour l’étranger. Pour les stupéfiants, une autorisation de l’ARS valable 30 jours est nécessaire.
L’année 2026, une ordonnance électronique avec QR code est obligatoire. Elle sera scannée dans une base de données internationale lors du contrôle.
Les exceptions pour les médicaments liquides et le matériel médical
Heureusement, des dérogations existent pour vous permettre d’emporter vos traitements essentiels sans problème.
Quels traitements bénéficient d’une dérogation ?
Les traitements vitaux échappent à la limite des 100 ml si vous les déclarez au contrôle avec votre ordonnance. Cette exception concerne principalement l’insuline (jusqu’à 148 ml par flacon), les inhalateurs pour l’asthme, les EpiPen et la Ventoline.
Vous ne devez emporter que la quantité nécessaire pour tout le voyage, aller, séjour et retour. Certaines compagnies, comme Transavia ou KLM, acceptent des quantités illimitées sur justification médicale.
Les produits pour bébés de moins de deux ans et les gels post-mastectomie bénéficient aussi d’une tolérance. Présentez simplement le certificat médical à l’embarquement.
Le transport du matériel médical en cabine
Vos accessoires médicaux voyagent avec vous en cabine sans problème. Les aiguilles pour l’insuline, stylos-injecteurs, inhalateurs et EpiPen sont acceptés avec une ordonnance ou un certificat médical.
Je recommande un sac isotherme personnel si vos médicaments doivent rester au frais. L’espace à bord est limité et non garanti. Emportez également une carte santé européenne multilingue pour faciliter les démarches en cas de besoin.
Pour les respirateurs ou nébuliseurs, vérifiez les restrictions spécifiques auprès de votre compagnie aérienne avant le départ.

Les erreurs à éviter pour voyager sereinement avec ses médicaments
Certaines bévues reviennent souvent et peuvent gâcher votre départ. Voici ce qu’il ne faut surtout pas faire :
- Retirer vos médicaments de leur boîte d’origine : la confiscation sera systématique au contrôle si l’étiquette au nom du patient manque.
- Tout mettre en soute : vous n’y aurez pas accès pendant le vol et les conditions de température peuvent altérer vos traitements.
- Oublier la traduction anglaise de votre ordonnance pour un vol international : les douanes vous bloqueront.
- Emporter des liquides de plus de 100 ml sans ordonnance : ils finiront à la poubelle du contrôle de sécurité.
- Ne pas déclarer votre matériel médical au personnel d’embarquement : mieux vaut prévenir que subir un interrogatoire surprise.
Je vous conseille de consulter le site de votre compagnie et celui de France Diplomatie avant le départ. Les règles changent et certaines destinations imposent des restrictions supplémentaires. Pour d’autres questions pratiques sur ce qu’on peut transporter, découvrez si vous pouvez prendre une gourde dans l’avion.
Prévoyez 20% de stock en plus pour parer aux imprévus et fractionnez vos réserves entre cabine et soute. Cette précaution vous sauvera en cas de perte de bagage, croyez mon expérience de maman qui a déjà vécu cette situation délicate avec ses filles. D’ailleurs, si vous voyagez avec des enfants malades, je partage comment nous avons géré la varicelle en avion lors de nos dernières vacances.

