Bali attire des millions de voyageurs chaque année. Sur place, se déplacer peut vite devenir un casse-tête. Entre taxis via applications, scooters et bus touristiques, les options sont nombreuses.
Je vous aide à y voir clair. Ce guide passe en revue tous les transports disponibles, leurs tarifs réels et les erreurs à éviter pour profiter de l’île sereinement.
Les moyens de transport disponibles à Bali
L’île n’a ni train ni métro pour l’instant. Mais les alternatives sont nombreuses et conviennent à tous les budgets.
Grab et Gojek, les apps incontournables
Grab et Gojek sont les transports les plus utilisés par les touristes à Bali. Ces applications fonctionnent comme Uber : vous commandez depuis votre téléphone et le prix s’affiche avant de confirmer. Pas de négociation, pas de surprise.
Elles couvrent les zones principales : Seminyak, Canggu, Ubud, Denpasar. Le paiement sans espèces est possible, ce qui simplifie la vie. Je vous recommande de les télécharger avant même de quitter la France.

Scooter, voiture et chauffeur privé
Le scooter de location coûte entre 60 000 et 200 000 roupies par jour. C’est l’option la moins chère pour se déplacer librement. Attention, il faut de l’expérience. Les routes de Bali ne pardonnent pas les débutants.
Pour les familles ou les groupes, la voiture avec chauffeur privé reste le choix le plus confortable. Le tarif est plus élevé, mais divisé entre plusieurs personnes, il devient raisonnable. L’avantage : vous définissez l’itinéraire à votre rythme, sans contrainte d’horaire.
Bus publics, navettes touristiques et minibus partagés
Le bus Teman, géré par l’État, ne coûte que 4 000 roupies par trajet, soit moins de 0,30 €. Il circule principalement à Kuta et Denpasar.
Pour les trajets touristiques, deux navettes se démarquent :
- Le Kura-Kura Bus, climatisé, relie Seminyak, Kuta, Legian, Nusa Dua et Ubud. Les tickets s’achètent à bord ou aux guichets dédiés.
- Le Perama Bus est idéal pour les longues distances, notamment vers les îles Gili et Lombok. Une réservation préalable est recommandée.
Les angkots existent aussi. Ce sont des minibus partagés, très bon marché et typiques. Ils circulent sans horaires fixes. Ils conviennent surtout aux voyageurs patients, curieux de vivre une expérience locale.
Quel est le transport le moins cher à Bali ?
Le bus Teman reste l’option la moins chère avec 4 000 roupies par trajet. Son réseau se limite toutefois aux zones urbaines.
Pour une journée entière de déplacements, le budget varie selon votre façon de voyager.
| Profil | Transport utilisé | Coût estimé par jour |
|---|---|---|
| Petit budget | Bus public + Grab + marche | 200 000 – 400 000 IDR (~13-27 €) |
| Confort moyen | Grab voiture + navettes | 600 000 – 1 000 000 IDR (~40-67 €) |
| Voyage premium | Chauffeur privé à la journée | 1 500 000 IDR+ (~100 €+) |
Le scooter offre la solution la plus économique et une liberté totale. Pour la plupart des voyageurs, l’association Grab et bus propose toutefois le meilleur équilibre entre prix et sécurité.

Comment choisir son transport selon son profil ?
Tout dépend de votre manière de voyager. J’aborderais la question selon chaque situation.
Vous voyagez seul avec un petit budget, combinez le scooter si vous êtes à l’aise en moto et le Kura-Kura Bus pour les trajets précis. Pour les courtes distances à Seminyak ou Canggu, un GrabBike suffit.
Vous voyagez en famille ou en groupe ? La voiture avec chauffeur privé reste la meilleure option. Elle offre du confort et de la souplesse, avec un coût partagé. Pensez à réserver un à deux jours à l’avance.
Vous cherchez l’immersion locale ? Essayez l’angkot pour les trajets entre villages. Prévoyez de la patience et quelques mots de balinais ne feront pas de mal.
La zone géographique compte aussi. Grab et Gojek dominent à Seminyak et Canggu, le Kura-Kura Bus est pratique pour rejoindre Ubud, et le Perama Bus devient indispensable pour aller vers les îles Gili.
Comment utiliser les bus et navettes en pratique ?
Pour le Kura-Kura Bus, consultez le site officiel avant votre journée pour vérifier horaires et fréquences. Les arrêts se trouvent dans les zones touristiques principales. L’achat se fait le jour même, sans réservation obligatoire.
Pour le Perama Bus, réservez à l’avance, surtout pour les trajets vers Lombok. Les points de départ se situent à Denpasar et Ubud. Ce service inclut parfois les transferts en bateau jusqu’aux îles.
Les billets du bus Teman s’achètent via des applications locales ou directement en station. Les lignes desservent principalement Kuta et Denpasar.
Pour les angkots, repérez les arrêts informels près des marchés ou à l’entrée des villages. Indiquez clairement votre destination au chauffeur. Sans horaires fixes, il faut parfois prendre son temps.
Les erreurs à éviter pour se déplacer sereinement à Bali
Les embouteillages à Bali restent imprévisibles, même lorsque Google Maps indique une route fluide. Prévoyez toujours 30 à 50 minutes de marge pour vos trajets.
Voici les pièges les plus fréquents :
- Prendre le scooter sans expérience préalable en moto : les risques sont réels.
- Dépendre d’un seul mode de transport pour toute la journée : combinez-en deux ou trois.
- Ignorer les heures de pointe : le matin tôt, la fin d’après-midi et l’heure du coucher de soleil sont particulièrement chargés.
- Partir sans liquide (roupies) pour les bus publics et les angkots : ils n’acceptent pas toujours le paiement digital.
- Négliger les événements locaux ou la météo : ils peuvent bloquer des routes de façon soudaine.
Installez Grab, Gojek et Google Maps avant l’atterrissage. Ces trois applications couvrent l’essentiel de vos besoins de déplacement à Bali, quelle que soit votre destination.

