Bouton de varicelle sur le bras d'un enfant

Varicelle et avion : voici comment on a sauvé nos vacances !

Vous connaissez ce moment où tout bascule ? Celui où vous réalisez que les « piqûres de moustiques » sur le ventre de votre enfant sont en fait des boutons de varicelle, à six jours du départ en vacances.

Vol non remboursable, hôtel payé, valises presque prêtes… et un virus qui menace de tout faire capoter.

Spoiler : on a réussi à partir. Je vous raconte comment, et surtout ce qu’il faut savoir si ça vous arrive.

Pourquoi la varicelle pose problème pour prendre l’avion

Ce que disent les compagnies aériennes

Autant le savoir tout de suite : la varicelle et l’avion ne font pas bon ménage. Toutes les compagnies aériennes peuvent refuser l’embarquement à un passager atteint d’une maladie contagieuse. Et la varicelle, avec ses boutons bien visibles, c’est un peu comme essayer de passer la douane avec une pancarte « JE SUIS MALADE » autour du cou.

Le problème ? L’avion est un espace clos, climatisé, où l’air circule entre tous les passagers. Un cocktail parfait pour la propagation des virus. Et la varicelle peut être dangereuse pour certaines personnes : femmes enceintes, nouveau-nés, personnes âgées ou immunodéprimées. Les compagnies ne veulent pas prendre ce risque.

En théorie, la plupart des transporteurs demandent d’attendre 7 jours après l’apparition des derniers boutons pour embarquer. Sept jours ! Autant dire une éternité quand vos vacances commencent dans moins d’une semaine.

Mais voilà le hic : cette règle est souvent excessive par rapport à la réalité médicale. Et c’est là que le certificat de non contagiosité entre en jeu.

La vraie question : quand n’est-on plus contagieux ?

Médicalement parlant, un enfant atteint de varicelle est contagieux 1 à 2 jours avant l’apparition des premiers boutons (sympa, hein ?) et jusqu’à ce que toutes les vésicules soient transformées en croûtes. Ce qui prend généralement 5 à 7 jours après le début de l’éruption.

Les boutons évoluent en plusieurs phases :

  • D’abord des petites taches rouges
  • Puis des vésicules remplies de liquide (les fameuses « gouttes de rosée »)
  • Enfin des croûtes qui finissent par tomber

Une fois que tous les boutons sont au stade de croûtes, la contagiosité est terminée. C’est cette information qui peut vous sauver la mise.

Le souci, c’est que les boutons n’apparaissent pas tous en même temps. Ils sortent par vagues successives pendant 3 à 5 jours. Il faut donc attendre que les DERNIERS boutons soient croûtés pour ne plus être contagieux. En pratique, comptez environ 6 à 10 jours après les premiers boutons.

Le plan d’action si votre enfant déclare la varicelle avant le départ

Les démarches à faire immédiatement

Pas de panique (enfin, essayez). Voici ce que j’ai fait dans les heures qui ont suivi le diagnostic :

1. Consulter le médecin sans attendre

Prenez rendez-vous avec votre pédiatre ou médecin traitant dès l’apparition des premiers boutons. Plus tôt vous commencez les soins adaptés, plus vite les vésicules sècheront. Le médecin vous prescrira :

  • Une lotion asséchante pour accélérer la formation des croûtes
  • Un antihistaminique pour calmer les démangeaisons
  • Un antiseptique pour éviter les surinfections

2. Vérifier les conditions de votre compagnie aérienne

Allez sur le site de votre transporteur et cherchez les informations sur les maladies contagieuses. Évitez d’appeler : inutile de signaler votre situation avant d’être sûr de ne pas pouvoir partir. Chaque compagnie a ses propres règles, mais la plupart acceptent les passagers avec un certificat médical de non contagiosité.

3. Sortir votre contrat d’assurance

Que ce soit l’assurance de votre carte bancaire (Visa Premier, Mastercard Gold…) ou une assurance voyage souscrite séparément, vérifiez les conditions d’annulation pour maladie. Gardez cette option sous le coude au cas où.

Le certificat de non contagiosité : le sésame indispensable

C’est LE document qui peut tout changer. Ce certificat, délivré par votre médecin, atteste que votre enfant n’est plus contagieux et peut voyager sans risque pour les autres passagers.

Pour l’obtenir, prenez rendez-vous la veille ou le jour du départ. Le médecin examinera les boutons de votre enfant et vérifiera que :

  • Toutes les vésicules sont au stade de croûtes
  • Il n’y a pas eu de nouvelles poussées depuis au moins 48 heures
  • L’état général est bon

Mon conseil : soyez honnête avec votre médecin sur vos dates de voyage. Le mien a été compréhensif et a accepté de nous délivrer le certificat en voyant que les boutons étaient bien croûtés. Sans ce papier, je n’aurais jamais tenté l’embarquement.

Certaines compagnies (notamment Transavia) demandent que le certificat soit rédigé en anglais, délivré moins de 7 jours avant le départ, et qu’il mentionne explicitement que la maladie n’est plus contagieuse. Renseignez-vous sur les exigences spécifiques de votre transporteur.

L’assurance annulation : vérifiez vite vos garanties

Si le certificat ne peut pas être obtenu à temps, il vous reste l’option annulation. Mais attention aux délais et aux conditions !

La plupart des assurances couvrent l’annulation pour maladie de l’enfant, à condition de :

  • Déclarer le sinistre dans les délais (souvent 48 à 72 heures)
  • Fournir un certificat médical
  • Ne pas avoir embarqué (évidemment)

Petit piège à connaître : si vous annulez le vol aller, la compagnie annule automatiquement le vol retour. Impossible de décaler juste l’aller et de garder le retour. J’ai failli pleurer en découvrant ça.

Le jour J : nos astuces pour passer l’embarquement sereinement

Accélérer la cicatrisation des boutons

Dans les jours précédant le départ, j’ai mis le paquet pour que les boutons de ma fille sèchent le plus vite possible :

La lotion asséchante : appliquée religieusement matin et soir sur chaque bouton. Oui, c’est long. Oui, ça laisse des traces blanches partout. Mais ça marche.

Les douches tièdes (pas de bain chaud qui ramollit les croûtes) avec un gel lavant antiseptique type Dermalibour.

Séchage par tamponnement avec une serviette propre, sans frotter pour ne pas arracher les croûtes prématurément.

Ongles courts et propres pour éviter qu’elle se gratte et infecte les boutons.

L’antihistaminique prescrit par le médecin pour calmer les démangeaisons, surtout la nuit.

La tenue et le camouflage (oui, on en est là)

Le jour du départ, objectif : passer inaperçu. Même avec le certificat en poche, autant éviter les regards suspicieux et les questions embarrassantes.

Ma fille portait :

  • Un pantalon léger (adieu le short)
  • Un t-shirt à manches longues
  • Une petite veste légère
  • Un chapeau et des lunettes de soleil dans la salle d’embarquement

Pour les boutons visibles sur le visage, j’avoue avoir dégainé ma BB crème et mon anticernes. Le résultat était… disons créatif. Mais de loin, ça passait.

Consignes données à ma fille : regarder par le hublot, jouer discrètement avec ses cahiers d’activités, ne pas se gratter (le plus dur), et surtout ne pas raconter à tout l’avion qu’elle avait la varicelle. À 4 ans, garder un secret, c’est sportif.

On a passé l’embarquement sans encombre. L’aéroport était bondé, le personnel débordé, personne n’a regardé de près les joues de ma fille. J’avais le certificat dans mon sac, prête à le dégainer. Il n’a pas servi.

Nous avons pu décoller !

Varicelle et vacances à la mer : ce qu’il faut savoir

Soleil, baignade et boutons : les précautions à prendre

Une fois sur place, les vacances ne sont pas gâchées, mais quelques précautions s’imposent.

Le soleil est l’ennemi numéro un des boutons de varicelle. L’exposition peut provoquer des taches pigmentaires définitives sur les cicatrices. Donc :

  • Crème solaire SPF 50+ sur toutes les zones découvertes
  • T-shirt anti-UV pour la baignade
  • Chapeau obligatoire
  • On reste à l’ombre aux heures les plus chaudes

La baignade est possible une fois que tous les boutons sont bien croûtés (plus de vésicules ouvertes). Mer et piscine ne posent pas de problème, à condition de bien rincer l’enfant sous la douche après chaque bain et de sécher soigneusement.

Le sable peut irriter les croûtes. Surveillez que votre enfant ne se roule pas dedans comme un nugget dans la chapelure (oui, c’est du vécu).

Éviter les cicatrices : notre routine qui a fonctionné

La varicelle peut laisser des traces, surtout si les boutons sont mal soignés ou exposés au soleil. Voici ce qui a marché pour nous :

Pendant les vacances :

  • Crème solaire spéciale cicatrices (type Cicabio SPF 50+) sur les boutons découverts
  • Rinçage soigneux après chaque baignade
  • Surveillance du grattage (la chaleur augmente les démangeaisons)

Après les vacances :

  • Application de crème réparatrice (Cicalfate, Cicaplast…) en couche épaisse chaque soir
  • On continue pendant 3 semaines minimum, même après la chute des croûtes

Résultat : aucune cicatrice visible. Les croûtes sont toutes tombées pendant le séjour et ma fille a pu profiter de ses vacances presque normalement.

En résumé : si votre enfant déclare la varicelle quelques jours avant un vol, tout n’est pas perdu. Consultez rapidement un médecin, accélérez la cicatrisation des boutons, et obtenez un certificat de non contagiosité si les vésicules sont toutes croûtées le jour du départ. Avec un peu d’organisation (et beaucoup de crème asséchante), les vacances peuvent être sauvées.

Et si ça ne passe pas ? L’assurance annulation est là pour ça. Ce n’est que partie remise.

Bon courage à tous les parents de varicelleux en partance pour les vacances. On croise les doigts pour vous ! 🤞

Vous voyagez en Italie sans tout-petits ? N’hésitez pas à faire à détour pour visiter les catacombes de Palerme.

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